Voici le récit du retour
Pour les pressés, voici la version montage vidéo, avec du timeelapse, des accélérations et autres moments d'antologie
http://www.youtube.com/watch?v=t85xcl5TXto
Tout commence un vendredi 13... Après avoir visité les entrailles du CERN grâce à un autre fan de Lotus, me voila à l'aéroport de Genève. Comme tout bon vendredi 13, un petit peu de sensation. Mon copilote du week-end m'annonce qu'il est à la bourre... Et bien sur c'est moi qui ait son billet, je dois donc l'attendre... Il arrivera 15 minutes avant la fermeture du check-in!

Avec 30 min de retard, on arrive à Bristol ou m'attend l'apprenti du garage. Il me dit que tout est prêt, que l'auto m'attend bien sagement avec ses papiers.
Une fois sur place, le garage a en fait pas encore vérifier 2 3 petites choses. Mais on est vendredi soir, donc ils ne veulent pas faire long. Je m'apercois qu'il manque un double de la clef (pas de l'alarme, mais de la clef elle meme). Ils ne voudront rien savoir... Et ensuite ils veulent me faire payer le CoC... Après 15 min, j'arrête de m'énerver et leurs donne les 60£. Puis on commence à charger la Lotus, et là on me demande d'attendre pour vérifier que l'argent est bien sur leur compte (alors que je l'ai viré il y a 2 semaines). Après 15 min, on vient me réclamer 6£... Je demande si c'est une blague, mais non... Pffff. Dernière fois que j'achète une auto dans un garage de non passionné!
Bon, on part. Ah non, en fait il y a tellement d'humidité dans ce pays, qu'on va passer 10 minutes à éponger les vitres!!! C'est fou.
Humidité, -1 degré, nuit noire... Autant dire que le trajet entre le garage et le centre ville de Bristol se fait à rythme très lent. Mais bon, pas de rossignol, pas de voyant, RAS.
On tombera finalement sur un super hotel avec parking sécurisé en centre-ville (
The Hotel Bristol): bon, au milieu du parking, j'avoue que le jaune, ca passe pas franchement inaperçu.

On devait normalement retrouvé DavidLotus du forum, mais il restera coincé au taf. Pas grave, on va au pub sur les conseils de la réceptionniste. On meurt de faim (temps perdu au garage et décallage horaire):

Et c'est parti pour la bière. On finira dans un club assez mythique, mais ce je ne partagerai pas ici
Le lendemain, levé à 7h30 pour le petit dej anglais. Le manque de sommeil nous ralenti et on part un peu à la bourre sur l'emploi du temps. Résultat, pas le temps de faire du tourisme, on trace jusqu'à Dovre ou attend le Ferry. Pas de soucis sur la route, presque pas de ralentissement, ca roule calmement.
On arrive en avance pour le passage de la douane... Qui ne nous demandera même pas nos papiers!

Le ferry arrive, et vient le moment de monter... Ou pas. On vient me voir: "votre voiture est trop basse, restez sur le coté pour le moment"

On attendra donc que toutes les autos montent avant de nous amener au niveau des camions et nous mettre au coin, avec les poubelles!
Arrivé dans le Ferry, toutes les TVs sont allumés: flash info, un ferry se crash au large de l'Italie... Super rassurant!!!
Bon, on regarde le voyage de Top Gear en Inde, se repose un peu, et on est déjà arrivé, mais la nuit est tombée.
Ma jauge d'essence est déjà allumé... Objectif: trouver une station. Bon, ca va pas etre simple car apparemment depuis ma mise a jour Tomtom, pas mal de routes ont changées! Je traverse des villes à 50 en 5eme pour ne pas me tenter. Et on arrive enfin à la station. 32l.... Bon, on va arrêter de jouer à ca, on perd du temps et se stress pour rien!
Et c'est parti pour 3h d'autoroute monotone... Heureusement quelques barrières de péages et autre voies d'insertion sont là pour "nous réveiller un peu". La lolo marche du tonnerre. Toujours pas de bruit suspect, tout marche (même la réception de la FM, je suis bluffé), par contre on ne regrette pas mes bouchons d'oreilles spécial moto! En route, les discussions se résument au minimum, car il faut gueuler pour à peine se faire comprendre.
La dernière heure n'est juste pas agréable: ca fait plus de 2 heures qu'on roule de nuit sur une autoroute inintéressante avec presque pas de traffic, mais la répression en France sur autoroute me fait peur donc je reste sage (et ne me fait presque pas doublé...).
On arrive finalement à la sortie pour Reims: et m****, les routes ont encore changées. Du coup, on se paye un détour de 20 minutes. On s'en serait bien passé. Ca me permettra de tester l'auto sur un rond point: beurk, ca tient rien. Il fait très froid, les gommards ne sont pas adaptés, on restera donc sage.
Finalement, on arrive au centre ville de Reims: bon, je crois que les francais sont moins habitués que les anglais à voir des Elises, les regards sont plus nombreux, mais sympa.
La soirée sera calme... Pas vraiment eu le choix, on a pas trouvé d'endroit vraiment sympa. Pas grave, on est mort!
Dimanche matin, réveil tranquille à 8h30, cette fois pas de ferry qui nous attend. Je sors la lolo du parking, ca racle, mais c'est normal la plaque est grande et posée trop bas.
On traverse la ville sous le soleil, on passe devant la cathédrale: jolie. Je m'arrête et vais faire une photo: M***, plus de plaque avant!

Aller, demi tour... La plaque m'attendait gentiment devant la sortie de garage

On fera donc sans, tant pis.
Cette fois, c'est parti. On retrouve l'autoroute et la.... On s'ennuit. J'ai rarement roulé sur une autoroute aussi ennuyante. Lignes droites, plat, rien à regarder, beau temps, personne, mais des endroits "pièges" de partout à mon gout pour nos amis de la gendarmerie, donc encore une fois je roule tranquille ne connaissant pas l'endroit.
A midi, on décide de sortir de cette monotonie pour rallier la ville la plus proche: 15 min dans la campagne et nous voila à Langres... Mais on se pert un peu pour ralier le centre ville... Et la, controle de gendarmerie... Je me vois deja devoir expliquer l'histoire de la plaque... Mais non, controle d'alcoolémie, et aucune autre question! Bon, je garde ma langue dans ma poche, mais je serai bien curieux de savoir qu'elle est la propotion de gens qui ne passent pas le controle à 12h30 un dimanche.
On tombe assez mal niveau resto, donc on s'attarde pas. C'est parti pour retrouver l'autoroute... On a pas trop la motiv, mais bon, la prochaine étape est dans 1h30 au circuit de Bresse qui est sur la route.
Les kilomètres se font long. Nos dos commencent à ne plus trop apprécier les suspensions fermes, et le bruit n'arrange pas grand chose, même s'il n'est pas insupportable en soit.
On arrive au circuit: fermé... Bon, tant pis, je voulais pas rouler mais ca m'aurait bien dit de me balader un peu dans les stands.

C'est parti pour le dernier bout. Bon, celui la, je le connais! Mais il fait très froid (les arbres sont couverts de givre), et il y a du traffic. Sur une montée, je teste un peu l'adhérence en appuyant un peu: pas top top, je resterai donc prudent. Bon choix, on croisera nos amis au laser qui nous fixent bien du regard.
Dernier péage, il fait beau, le soleil se couche, ca sent la fin! Je me rappelle que je n'ai pas de plaque avant, donc j'évite la grosse douane.
RDV est pris chez un ami qui héberge ma lotus le temps que je trouve mon garage. Avant, je donnerai un gros coup de karcher afin d'enlever le max de sel.

La nuit est tombée, il est 18h, on aura fait plus de 12 heures de routes depuis hier, 1'100 kms achevé dans un silence de salon de coiffure. Mais l'un comme l'autre on est content de notre week-end. Easyjet, nourriture grasse, bière, club, Lotus, Ferry, etc. Tout y était pour passer un week-end 100% british!
La 135R aura marché du tonnerre. Elle a toujours tourné rond, les accélérations sont franches, le LDR est stable, pas de fuite constatée, tout marche... Je suis heureux de cet achat, mais je vais sérieusement penser à acheter une remorque pour les longs trajets!
Merci Louis Philippe pour le copilotage, merci Lotus pour faire des engins à sensations pareil et vivement que les routes se réchauffent pour pouvoir profiter tellement de cette Elise un peu spéciale