Afin d'apporter une petite touche finale à ma présentation, je me permets de vous raconter ma quête d'Elise chez nos voisins grand-bretons (une grande épopée pour moi car premier import automobile pour moi - épopée d'une affligeante banalité pour d'autres bien rodés à la chose!

)
Commeçons donc par le commencement avec la condition première à l'achat d'une Elise: la vente de mon MR! Vente imposée d'une part pour des raisons de trésorerie mais surtout pour un problème de place: habitant en ville, hors de question de laisser une voiture dehors (ça me fout bien les glandes de voir l'état de ma 307, alors une voiture que j'aime bien, j'imagine même pas!)
Donc par un beau matin de juillet, c'est avec un pincement au coeur et une larme à l'oeil que je vis partir mon MR vers d'autre cieux (que j'espère tout aussi clément que ceux sous lesquels il a vécu jusqu'à présent!

) et sitôt remonté à l'appart, je réouvre mes favoris du moment, à savoir leboncoin et PH, et commence à pianoter sur mon tel des numéros: 1er contact à Marseille, une 111S jaune avec intérieur et capote verte, j'adore la couleur, le contact se passe bien, mais ne voulant pas brûler les étapes, je propose au vendeur de le rappeler pour un rdv... En raccrochant, je me dis quand même que c'est un peu trop facile (comprendre acheter une RHD en France et pas en UK) et puis, à la base je voulais une "Sport" (un peu borné Grodon quand il a une idée en tête, voire même à la limite con! )) donc, ni une ni deux, on prend le portable et on appelle les UK! Le contact se fait facile (on sent le gars habitué à vendre aux Français), assez sympa et au final, rdv est fixé le... jeudi (déplacement pro oblige ). Le youkie me prévient qu'elle peut partir bien avant, mais qu'il m'appelle si jamais elle est vendue (sympa mais j'appellerais le mercredi avant de prendre l'avion quand même)...
L'avion justement! Voulant gratter les 28 euros de parking à St Ex, je décide de prendre la navette: grand bien m'en a pris, au lieu des 30 min pour atteindre l'aéroport, c'est 1h20 plus tard que j'arrive...
Du coup, avion loupé malgré mes demandes "insistantes" et prise d'un billet à l'arrache: autant vous le dire tout de suite, payer un billet 150 boules sur Easyjet, ca fait franchement mal au cul! Alors, quand ledit avion a 1h40 de retard, là, on est tout proche de la réalisation d'un 2nd anus!!
Ces péripéties de côté, j'arrive chez le frangin vers 3h du mat de chez nous, frangin que je remercie car sans lui, j'aurai surement fini sous un pont en bord de Tamise (entre les derniers métro et le froid, je ne m'en serais pas sorti!). Sitôt arrivé, sitôt couché, mais pas sitôt endormi (ca gamberger pas mal tout de même)!
Le lendemain donc, direction la banlieue nord de Londres dans une gare je ne sais où (bien sympa, le vendeur m'avait demandé l'adresse de mon frère et m'avait envoyé l'itinéraire à suivre). Après quelques miles à bord d'un Touareg toutes options (moi je flippais comme c'est pas permis avec tous ces gens qui conduisent à l'envers sur des routes super étroites; lui mattait peinard la télé! ), on se gare devant "mon" Elise (elle même garée à côté d'une Exige mkI Honda)! Bref, à peine posé le pied droit par terre, je me dis: "je la veux!" mais le posage de pied gauche me dis "pas craquer tout de suite!" .
Je laisse passer la description du véhicule, les différences entre l'Exige et l'Elise, constate que "good condition" en anglais veut dire "au témoin" quand on parle de pneus, et je commence les vérifs "d'usage" glanées sur les forums: états des fixations des triangles (ok), des triangles en eux mêmes (sales mais pas rouillés), fond plat (pas un pet), les liquides (huile et ldr, tout est au mieux, la voiture sortant d'un A-service), pas de mayo sur le bouchon d'huile (mais la voiture sortant de révision, je reste méfiant...). Tout ceci s'ensuit par la phrase magique: "test drive?", et je veux mon neveu! . Le démarrage toutefois crée en moi une certaine déception: mon MR ne faisait pas trop de bruit... ben cette Elise en fait encore moins! bon pas grave, je me dis que je suis fait pour les voitures "silencieuses"... après quelques miles toutefois, les montées dans les tours font entendre l'admi carbone et la sonorité est tout à fait à ma convenance! 2-3 petites accélérations, 3-4 changements de caps bien marqués (je comprends toutefois mon frère sur la non-nécessité d'avoir une caisse qui pousse en UK: les routes sont étroites, défoncées, n'ont aucun virage "interessant" et sont vraiment gavées de radars) et vient le moment tant attendu (et redouté!) de l'essai par mes soins! Je me glisse derrière le volant (l'Elise était capotée, un bonheur pour y rentrer!) et en avant!
Première surprise, les vitesses main gauche, c'est pas si terrible que ça et ça vient plutot bien, par contre, la position sur la chaussée c'est autre chose: grosso modo, le vendeur n'a cessé de répéter "this way!" et "speed camera" tout au long de l'essai!
Essai toutefois que je qualifiais de concluant, malgré un embrayage bizarre mais qui remplissait toutefois son rôle!
Le retour chez le vendeur se soldera par une petite négo (pas des plus facile malgré les pneus arrières devant être changés), un paiement que nous convenons en euro et un dépôt de garantie signé dans son bureau (c'est à dire le propre salon du gars - je lui ai quand même demandé si j'aurai droit à une facture! ). En rejoignant le quai de la gare, je suis donc LF!!!
Je profite de l'attente du train pour appeler ma banque pour débloquer les fonds en cash et là, grosse déception: à Lyon, aucune agence n'est foutue de me livrer la somme en 1 semaine (faut dire que d'un côté, la semaine d'après était celle du 14 juillet et d'autre part, il y avait une mauvaise volonté affichée par mon interlocutrice!).
Qu'à cela ne tienne, ayant conservé mon compte dans l'agence de ma pacoule d'origine, elle me répond que la somme sera prete le samedi matin! Le rdv est confirmé pour la semaine d'après pour récupérer mon Elise...
On laisse donc passer le we du 14 juillet (we passé à "admirer" une enveloppe tenant dans la poche en se disant que dans 2 jours, cette petite enveloppe va se transformer en voiture!

) et sitôt arrivés sur Lyon que l'on replie bagage direction la grande bretagne!! Ce coup-ci, on se fait déposer à l'aéroport, pas de surprise avec la navette facétieuse, avion "on time" et on re-débarque comme des fleurs chez le frangin à nouveau (faut l'avouer, le pied à terre est bien pratique!

). On a même le temps d'aller manger dans le meilleur fish'n chips de son quartier, voire même de Londres pour certains connaisseurs. Pendant le repas, son coloc me fait remarquer que j'ai pris des risques en négociant le prix et que mon vendeur va surement me siffonner le réservoir; sur le coup, ça nous fait bien rire, le lendemain, on rira moins!
Même trajet qu'il y a une semaine, on reprend le train de banlieue et c'est fébrilement que l'on attend que le Touareg viennent nous chercher! Arrivés devant chez lui, l'Elise nous attend, venant d'être lavée (seule déception, l'exige a laissé la place à une 111S mkII, qu'un français vient voir demain me lache Arif (c'est le prénom du vendeur). Avant de faire toute la paperasse, il me propose de refaire un tour, revérifier la voiture... une inspection rapide mais j'en peux plus, vite les papiers!!

On passe à nouveau dans son bureau-salon et c'est autour d'un tea (normal c'est le matin

) et au milieu des cartes de joyeux anniversaires de son fils que je deviens propriétaire d'Elise!!
On papote un peu, m'annonçant que dans la semaine, en plus de la mienne, il avait vendu 3 autres Elises à des français et 1 TVR à un teuton, me mettant en garde de la tenue de route de l'Elise sur le mouillé (le MR étant un vrai rail comparé à une Elise dans ces conditions) et me "rassure" en me disant que la modification des compteurs est interdite en UK (étonnant!

); mais la route est longue et le temps menaçant, on se s'attarde pas pour prendre la route... je roule au pas, me concentre à chaque intersection mais rien n'y fait, le côté gauche me fait quelques remontrances! Heureusement, aucun choc à déplorer, juste quelques frayeurs pour la miss!

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Ayant promis à mon frère de lui faire voir "la bete", on s'embarque dans Londres pour l'amener devant le taf du frangin (merci Tomtom, mais à moitié). En effet, si son aide dans Londres m'a été plus que précieuse, la précision n'a pas été fantastique et on s'est tapé de beaux détours dans des échangeurs pour trouver notre chemin et surtout une station-service!! En effet, a peine sorti de son bled en banlieue de Londres que l'affichage de la jauge, m'annonçant 8 en partant, a rapidement chuter à 5 pour m'annoncer un inquiétant REFILL lors des premiers tours de roues sur un semblant de périph! Heureusement la station annoncée par le GPS fut trouvée à temps (la "jauge" est quand même bien stressante sur une Elise) et on s'arrête devant le taf du frangin, qui tombe un peu la face en la voyant, un petit tour plus tard, il est presque prêt à revoir son argumentaire sur l'impossibilité de rouler en UK et m'appellera bien 15 jours à l'avance la prochaine fois qu'il descend sur Lyon pour être sûr que j'y sois!
Un peu de papotage et nous voilà en route direction Folkestone (non sans se faire un petit passage sur le Tower bridge, histoire de fignoler les clichés). A partir de ce moment, le GPS n'est plus d'aucune utilité car les panneaux indiquent dans Londres la direction à prendre pour joindre le tunnel!

S'ensuit un bon bout d'autouroute jusqu'à l'arrivée au tunnel (on en profite pour décapoter lors d'une pause mange-mange, et de découvrir qu'une Elise sans capote 1. c'est beaucoup plus vivable niveau chaleur dans l'habitacle 2. on a beaucoup plus la classe quand on monte/descend !

).
Pour l'anecdote, le truc tout rouillé c'est bien l'Eurotunnel: un décor digne d'un film de science-fiction l'embarquement!
Dans l'Eurotunnel, en allant soulager un besoin naturel, je tombe sur une Elise qui parle français, on papote un peu du coup, le voyage paraît moins long comme celà! Petite anecdote: alors que nous avions tutoyé la panne d'essence, nos compagnons de Shuttle eux sont carrément tombés en panne!! Sacrés youkies!
Sortie du tunnel, 2 Smarts Roadters nous doublent comme des balles: je fais ni une ni deux, j'enquille les rapports, l'admi se met à gueuler comme il faut, les Smarts sont déposées: pas de doute, ca pousse bien quand même! La suite du voyage ne sera qu'un long défilés de kilomètres d'autoroute, ponctués d'arrêts pour refaire le plein, aussi bien d'Elise que de ses occupants, de quelques gouttes de pluie et parfois même de beaux éclairs!
Bref c'est sur les coups des 1h du mat que nous atteignons Lyon, bien claqués mais content d'être heureux d'avoir ramené la belle à bon port!!
Pour l'instant, je n'ai que très peu rouler/photographier/détailler/profiter de mon Elise, mais d'ici peu, je vous détaillerais plus en détail mon Elise et les impressions de son pilote!!
