A mon tour de me présenter : Olivier, nouvel et heureux propriétaire d'une Elise S2 RHD de 2002, Sports Tourer, 20 000 miles et complètement d'origine.
Quand je dis d'origine, j'entends : même les pneus...
C'est dire si les deux précédents propriétaires -quinquagénaires anglais- étaient des violents.
Par contre, l’état de la voiture est excellent, l’entretien complet. Le vendeur était tellement maniaque qu’il mettait des post-it dans le petit carnet des tampons des révisions.
En fait, j'ai été cherché la voiture dans la grande banlieue de Londres fin novembre dernier. J'avais essayé 3 Elises deux semaines avant : une S2 111S avec deux trompettes assourdissantes (un échappement Quicksilver) mais trop kilométrée, une S2 "standard" un peu négligée (petits chocs sur carrosserie, sellerie usée, dernière révision pas faite, etc.), et puis la troisième qui était la bonne. Essais rapides et méthodiques, histoire de vérifier que tout fonctionnait bien (freins, direction, moteur…). Pas de quoi s’habituer à l’Elise et à la conduite à droite. Pour info, ma daily est une ZX Turbo D de 230 000 km.
J'ai donc vraiment commencé mon expérience en Elise quand je l’ai ramenée d’Angleterre. Pour commencer ça a été rude : volant à droite/conduite à gauche, dans la circulation de la banlieue de Londres, de nuit, sous des trombes d'eau, avec des pneus de presque 8 ans, dont les arrières au témoin. Curieusement, je n'ai pas profité du moment comme je me l'étais imaginé.
Heureusement j'ai réussi à rejoindre le tunnel, et atteindre un hôtel à Reims vers 2h du matin. Toujours sous la pluie...
Le lendemain matin, ô surprise : il pleut des cordes !!!
Mais au moins il fait jour, et la capote est bien étanche...
C'est reparti pour 600km, direction la Haute Savoie. Petite précision : vu les conditions météo et les pneus, j'ai préféré ne pas prendre l'autoroute pour rouler moins vite et limiter les risques d'aquaplanning... et puis aussi pour éviter d’être ridicule aux péages.
Pas de soucis jusqu'à un rond point où à trente à l'heure (peut-être même moins), l'arrière s'est amusé à passer devant
Suite du trajet « sur des œufs » avec un dernier morceau à passer : les sinueuses vallées de l’Ain (vers Nantua et Bellegarde pour ceux qui connaissent) sous des trombes d’eau, et surtout dans un brouillard terrible et une luminosité quasi nulle malgré l’heure (milieu d’après midi). Je me suis même fait doubler par des camionnettes.
Et finalement, après un périple humide de plus de 1000 kilomètres, la maison !
Depuis, je roule le WE ou le soir quand les routes sont sèches et pas trop salées. Le dynamisme de la voiture est vraiment exceptionnel
Les routes de montagne commencent à devenir accessibles avec la fonte des neiges, j’ai hâte d’aller faire quelques petits cols de la région.
Promis, je vais changer les pneus très bientôt pour profiter un peu plus du chassis assez incroyable. Probablement à la révision en mai chez Bauden. J’aimerais aussi changer l’échappement pour quelque chose de plus sympa.
Au plaisir !


